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Hommage à Pierre FUGAIN grande figure de la Résistance de l’Isère

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Hommage à Pierre FUGAIN grande figure de la Résistance de l’Isère

Message  admin piero le Jeu 10 Juin - 8:22

Décès de Pierre FUGAIN




Charbonnières, le 19 juillet 2009 Réaction de
JeanJack QUEYRANNE
Pierre FUGAIN nous a quitté ce samedi 18 juillet. Je veux rendre hommage à cet homme engagé qui a mis toute sa vie au service de la justice sociale et de la démocratie. Médecin et grande figure de la Résistance, Pierre FUGAIN était président pour l’Isère de l'Association nationale des anciens combattants et amis de la Résistance. En 1998, il se mobilise une fois encore contre le racisme et l’extrême droite, lorsque Charles MILLON est élu Président du Conseil régional avec les voix du Front National. En 2002, il renouvelle cet engagement entre les deux tours de la présidentielle pour éviter l’élection de Jean‐Marie LE PEN. Président de mon Comité de soutien pour l’Isère en 1998 et 2004, il a activement participé à la campagne des élections régionales en figurant sur la liste conduite en Isère par Bernard SOULAGE. Homme de tous les combats, Pierre FUGAIN était animé de réelles valeurs humanistes : sa disparition me touche profondément. A son fils Michel, à sa famille et à ses proches, je présente mes sincères condoléances.



PIERRE FUGAIN

Le Comité Cantonal ANACR de Morestel s’associe à l’hommage rendu par les nombreuses associations et personnalités publiques du département et présente à sa famille ses plus sincères condoléances.
Le Docteur Pierre Fugain était :
Commandeur de la Légion d’Honneur, médaille de la Résistance avec Rosette, Croix de Guerre 39/45, Médaille des Combattants Volontaires de la Résistance, Adjoint au Chef National du Réseau Reims Coty.


LE DAUPHINE DE GRENOBLE
Hommage et réactions après la mort de Pierre Fugain

Philippe GONNET

De la Résistance à la lutte contre le Front national, en passant par les guerres d'Indochine et d'Algérie ou le droit des femmes à disposer de leur corps, le Grenoblois Pierre Fugain aura été de tous les combats...


"Eh bien ça, c'est tout lui ! Mourir en partant en vacances..." soupirait hier Jean-Claude Duclos, directeur du Musée de la Résistance et de la Déportation de l'Isère.
Et d'argumenter : "Car rien ne comptait plus pour lui que les valeurs de la vie, le culte de l'amitié".
Avant d'insister :"Ce serait une erreur grossière de réduire sa vie à l'action durésistant !"
S'il naît le 29 août 1919 à La Rochette (Savoie) - près du hameau... les Fugain - d'un père paysan-épicier et d'une mère domestique, qui le sensibilisera très tôt aux injustices de ce monde, c'est en effet la montée du fascisme qui le fait descendre dans la rue !
Nous sommes en 1934 et il n'est pas question pour l'adolescent que Philippe Henriot, le tribun d'extrême-droite, puisse donner une conférence à Grenoble.
Deux ans plus tard, Pierre Fugain part rejoindre les Brigades internationales à Barcelone. Mais ce sont les communistes qui recrutent et lui est plutôt anarchiste...
"Mickey" s'évade pour la naissance de Michel
Retour à Grenoble, au lycée Champollion. Et c'est un étudiant en médecine qui se retrouve mobilisé.
Fait prisonnier, il s'évade et rejoint Grenoble où il reprend ses études en signant ses premiers articles dans L'Avant-Garde et Relève, des journaux d'obédience plutôt communiste.
Sa détestation de Pétain vaut bien un compromis...
Ironie du sort, son arrestation, puis sa condamnation à un an de prison lui permettront de rencontrer tous les cadres du parti... qu'il ne connaît pas encore !
Et c'est lors d'une permission pour aller voir son fils Michel, le futur chanteur, qui vient de naître le 12 mai 1942, que "Mickey" - c'est son nom de résistant... - prend la poudre d'escampette !

Gardien de nuit au garage du Petit Dauphinois, Pierre Fugain profite des voitures du journal pour obtenir des informations de première main.
Intégré au réseau franco-belge Reims, qui deviendra Reims-Coty et dont il sera le chef adjoint, il est alors arrêté par les Allemands.
Après un interrogatoire pour le moins... "musclé", cette forte tête se prévaudra de sa carte de presse au Pariser Zeitung pour être libéré et... pour interviewer dans la foulée un officier allemand sur l'attaque imminente des maquis de l'Oisans !
"Il finira la Guerre sans avoir tirer un seul coup de feu", s'empresse de préciser Jean-Claude Duclos.

Mais pas sans état d'âme...

Choqué par l'impunité de nombre de miliciens, il file en Italie, dans une zone échappant au contrôle des Français, pour convaincre le collaborateur Guy Eclach, déjà sous protection américaine, de venir rendre des comptes à la justice française.
Lorsqu'il sera condamné à mort à Grenoble et qu'on lui demandera quelles sont ses dernières volontés, Eclach lâchera simplement : "Que Fugain me donne le coup de grâce !" Ce que le futur médecin ne fera bien évidemment pas...
Se retrouvant mécaniquement capitaine de réserve, Fugain, lui, est sommé d'aller se battre en Indochine. Et préférera être radié des cadres plutôt que de "faire là-bas ce que les Allemands ont fait ici !"
Devenu enfin médecin, il ouvre un cabinet à Voreppe (Isère). Mais lorsqu'il rejoint Grenoble à une vingtaine de kilomètres, ses patients affrètent chaque semaine un car. Au grand dam de son successeur...
Dans le centre de la préfecture de l'Isère, Pierre Fugain multiplie les avortements clandestins en soignant les militants du FLN algérien qui tentent de gagner la Suisse.
Ce qui lui vaudra d'être tout à la fois commandeur de la Légion d'honneur et décoré de l'Ordre des Moujahid. Tous les légionnaires n'apprécieront pas forcément...
Mais Pierre Fugain ne désarme pas. Et lorsque Charles Millon est élu président de la Région Rhône-Alpes avec les voix du FN, c'est encore lui qui, actualisant ses classiques, lance Hitler, Pétain, Le Pen, même combat !

REPÈRES SA VIE, SON ŒUVRE

Naît le 29 août 1919 à La Rochette (Savoie) ;
- 1934 : première manifestation contre la venue à Grenoble de Philippe Henriot, tribun d'extrême-droite ;
- 1936 : tente de rejoindre Barcelone pour s'enrôler dans les Brigades internationales ;
- 1940 : mobilisé, fait prisonnier ; première évasion.
- 1941 : arrêté et condamné à un an de prison pour "propagande communiste" ;
- 1942 : seconde évasion ;
- 1944 : chef adjoint du réseau Reims-Coty, le seul dont le QG est à Grenoble ;
- 1945 : procès Eclach à Grenoble ; refuse de suivre l'armée française en Indochine ;
- 1947 : médecin à Voreppe (Isère) ;
- De 1954 à 1962 : soigne les militants du FLN algérien à Grenoble ;
- Années 50 et 60 : pratique de nombreux avortements clandestins ;
- De 1969 à 2006 : président isérois de l'Association nationale des anciens combattants et amis de la Résistance ;
- 1971 : publie "Ici l'ombre", livre réédité en 1993.





FAMILLE FUGAIN


Paru dans l'édition 05A du 19/07/2009



SON FILS MICHEL

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