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Marius Roche, la disparition d'un homme droit et fidèle

Message  admin piero le Dim 13 Juin - 9:02

Marius Roche, la disparition d'un homme droit et fidèle
publié le 12.06.2010




L'ancien résistant burgien de la première heure s'en est allé hier matin à 89 ans. Partout où il a fait étape, le vide qu'il laisse est immense. Retour sur une vie bien remplie



Marius Roche est décédé ce vendredi matin à la clinique Convert à Bourg-en-Bresse, victime d’une ultime et fatale attaque cardiaque. Et pourtant… Ces derniers jours, il parlait encore avec gourmandise de la prochaine visite qu’il allait rendre à son fils Julien, brillant homme d’affaires installé en Albanie.

Le décès de Marius Roche marque la fin d’une époque. Celle des combattants de l’ombre, du Chant des partisans, des maquis de l’Ain et du haut Jura. Sa mort laisse surtout un grand vide. Bien sûr, d’abord parmi les siens, son épouse Dany, ses enfants Julien et Madeleine. Mais ensuite partout où Marius aura fait étape. Ses chères Ailes brisées, l’aérodrome de Bourg-Jasseron, le Chapa, une association de passionnés comme lui au sein de laquelle on retrouve ses amis Dominique Saint-Pierre, Antoine Rousset, François Chaume…

Directeur de la Voix du maquis, il a depuis toujours présidé le comité veillant sur le monument aux morts de Cerdon. « Où je meurs renaît la Patrie », a écrit le poète Aragon sur l’immense pierre du souvenir. Une phrase simple mais éternelle que Marius Roche ressentait de toute son âme depuis un terrible 8 février 1944, le jour où son frère jumeau, le sous-lieutenant Julien Roche, est tombé les armes à la main à la ferme de la Montagne. « Il a fait face à l’ennemi et a lutté avec une abnégation totale jusqu’à la mort, protégeant ainsi le repli de ses camarades » dit la citation. Rendre hommage à Julien, c’était honorer Marius.

Ce même Marius qui était l’ultime survivant de l’état-major du colonel Romans-Petit. Petit pour l’état civil officiel, Romans dans la clandestinité, un pseudonyme déniché au hasard par… Julien Roche. Lors du défilé du 11 novembre 1943, les deux frères ont marché en première ligne. Julien portait la gerbe, Marius le protégeait. Un même visage, une même volonté, celle d’aller au bout d’un engagement exceptionnel. Une occasion que l’on ne croise qu’une fois (et encore !) dans une vie.
Ce défilé est le grand tournant de la résistance dans l’Ain. Ce jour-là, les alliés, grands pourvoyeurs de matériels, ont enfin considéré crédibles les maquisards du Bugey, de la Bresse et de la Dombes.

Au cours des années qui ont suivi la guerre, Marius Roche a toujours su aborder la longue période de l’Occupation en se faisant surtout pédagogue, jamais revanchard. Il était juste aussi lorsqu’il osait dire haut et fort que sans les Anglais, les nazis auraient vécu des journées bien paisibles dans nos montagnes de l’Ain. Auprès des enfants, le combattant se faisait conteur. Auprès des historiens, il se montrait sans concession.

« Un homme droit, fidèle et grand qui toute sa vie a suivi le sillon de la vérité », dit de lui l’un de ses amis. Difficile en fait de résumer un quelques phrases un livre d’histoire. Notre histoire… Celle qui le poussa à s’engager en politique chez les radicaux. Encore une famille au sein de laquelle il cultiva des valeurs essentielles : humanisme, tolérance, amitié, respect et fraternité.

Marius Roche est décédé vendredi matin. Une bien vilaine journée, décidément.

Jean-Marc Perrat

L'homme politique
Il aura été l’homme d’un seul parti, celui des radicaux de gauche. Jamais, il n’aura déserté les rangs du Parti radical, puis ceux du MRG et enfin du PRG. Marius Roche est né à Villieu le 6 mars 1921. Pupille de la Nation après le décès de son père des suites de ses blessures reçues pendant la Grande Guerre, il a surtout mené une belle carrière d’architecte. Maquisard dès le début de la difficile année 1943, il a terminé la guerre avec le grade de sous-lieutenant.

Marius Roche s’est ensuite engagé en politique, d’abord comme 5e adjoint (radical) au maire centre gauche de Bourg, Amédée Mercier, en 1959. Puis le voilà 3e adjoint, en charge des travaux et de la circulation aux côtés du socialiste et futur député, Louis Robin, en 1977. Il n’aura peut-être connu qu’une défaite électorale, en 1958, lors des cantonales à Bourg. Toujours et encore, il portait les couleurs du Parti radical.

J.-M. P.

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