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Jean Moulin héros de la Résistance

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Jean Moulin héros de la Résistance

Message  admin piero le Jeu 10 Juin - 18:50

héros de la Résistance

Jean Moulin



Jean Moulin, né à Béziers le 20 juin 1899 et mort dans un train aux environs de Metz le 8 juillet 1943, est un préfet et résistant français. Il dirigea le Conseil national de la Résistance durant la Seconde Guerre mondiale. Souvent considéré comme un des principaux héros de la Résistance, un Cénotaphe se trouve au Panthéon des grands hommes de la République française (son corps n'a jamais été identifié avec certitude, et l'urne transférée au Panthéon ne contient que des "cendres présumées de Jean Moulin").

Avant la guerre

Bachelier en 1917, il s'inscrit à la faculté de droit de Montpellier et, comme attaché au cabinet du préfet de l'Hérault, sous la présidence de Raymond Poincaré.
Mobilisé le 17 avril 1918, il est affecté au régiment de 2e génie basé à Montpellier. Après une formation accélérée, il arrive dans les Vosges à Charmes le 25 septembre et s'apprête à monter en ligne quand l'armistice est proclamé. Il est envoyé successivement en Seine-et-Oise, à Verdun, puis à Chalon-sur-Saône; il sera tour à tour menuisier, terrassier, téléphoniste, affecté au dépôt démobilisateur, etc. Il est démobilisé début novembre 1919 et se présente tout de suite à la préfecture de Montpellier, où il reprend ses fonctions le 4 novembre.
La qualité de son travail le fait nommer chef-adjoint de cabinet fin 1920. Il obtient sa licence de droit en 1921. Parallèlement, il devient vice-président de l'Union générale des étudiants de Montpellier et membre des Jeunesses laïques et républicaines.
En 1922, il entre dans l'administration préfectorale, comme chef de cabinet du préfet de la Savoie, poste très important pour son âge, sous la présidence d'Alexandre Millerand.
De 1925 à 1930, il est sous-préfet d'Albertville. Il est à l'époque le plus jeune sous-préfet de France, sous la présidence de Gaston Doumergue.
En septembre 1926, il se marie avec Marguerite Cerruti, dont il divorcera deux ans plus tard, en 1928.
En 1930, il est sous-préfet de Châteaulin dans le Finistère. Il y fréquentera des poètes locaux comme Saint-Pol-Roux à Camaret et Max Jacob à Quimper.
Il fut également illustrateur du morlaisien Tristan Corbière. Parallèlement, il publie des caricatures et des dessins humoristiques dans la revue Le Rire sous le pseudonyme de Romanin.
En 1932, Pierre Cot homme politique radical-socialiste, le nomme chef adjoint de son cabinet aux Affaires étrangères en décembre 1932 sous la présidence de Paul Doumer.
En 1933, il est sous-préfet de Thonon-les-Bains et occupe parallèlement la fonction de chef de cabinet de Pierre Cot au ministère de l'Air sous la présidence d’Albert Lebrun.
En 1934, il est sous-préfet de Montargis et secrétaire général de la préfecture de la Somme à Amiens.
En 1936, il est à nouveau nommé chef de cabinet au ministère de l'Air du Front populaire d'où il aide les résistants républicains espagnols antifranquistes en leur envoyant des avions et des pilotes. Il participe à cette époque à l'organisation de nombreux raids aériens civils comme la traversée de l'Atlantique Sud par Maryse Bastié, la course Istre - Damas - Le Bourget. A cette occasion, il dut remettre le chèque aux vainqueurs (équipage italien) dans lequel se trouvait le propre fils de Benito Mussolini.
En janvier 1937, il devient le plus jeune préfet de France d'Aveyron, à Rodez à l'âge de 38 ans. Ses actions en faveur de l'aviation lui permirent de passer cette même année du Génie à la réserve de l'Armée de l'Air. Il fut affecté à partir de février 1937 à la base de Marignane avec le grade de caporal-chef (mars 1937).
En 1938, il est préfet de Charente. Il est affecté au Bataillon de l'Air 117 basé à Issy les moulineaux en août 1938. Il passe sergent de réserve le 10 décembre 1938.


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Jean Moulin héros de la Résistance

Message  admin piero le Jeu 10 Juin - 18:52

héros de la Résistance

Jean Moulin




La Résistance


En 1939, il est nommé préfet d'Eure-et-Loir à Chartres. Après la déclaration de guerre, il se porte candidat à l'école des mitrailleurs allant à l'encontre de la décision du Ministère de l'Intérieur. Il passe sa visite médicale d'incorporation à l'école le 9 décembre 1939 sur la Base 117 d'Issy les Moulineaux. Il est déclaré inapte le lendemain pour un problème de vue. Il force alors le destin en exigeant une contre-visite à Tours, qui cette fois le déclare apte. Mais le Ministère de l'Intérieur le rattrape et l'oblige à conserver son poste de préfet d'où il s'emploie à assurer la sécurité de la population.
Il est arrêté en juin 1940 par les Allemands parce qu'il refuse d'accuser une troupe de tirailleurs sénégalais de l'Armée française d'avoir commis des atrocités envers des civils à La Taye, un hameau près de Saint-Georges-sur-Eure, en réalité victimes de bombardements allemands. Maltraité et enfermé pour refus de complicité avec les Allemands, il tente de se suicider en se tranchant la gorge avec un débris de verre. Il évite la mort de peu et en gardera une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe.
En raison de ses idées républicaines marquées à gauche comme radical-socialiste, il est révoqué par le Régime de Vichy du maréchal Philippe Pétain le 2 novembre 1940 et placé en disponibilité.
Il s'installe dans sa maison familiale de Saint-Andiol (Bouches-du-Rhône) d'où, pressé par le besoin de "faire quelque chose" il s'impose deux buts : tout d’abord il veut se rendre compte de l’ampleur de la Résistance française et ensuite aller à Londres afin d’engager les pourparlers avec la France libre. 1
En septembre 1941, il rejoint Londres en passant par l'Espagne et le Portugal, par ses propres moyens, sous le nom de Joseph Jean Mercier. Il est reçu par le général de Gaulle à qui il fait un compte rendu controversé de l'état de la Résistance en France et de ses besoins, notamment financiers et en armement. Son compte-rendu donnera lieu à de nombreuses contestations de la part des mouvements de résistance comme portant atteinte aux actions de renseignements au profit de l'armée britannique, au financement et à la fourniture d'armes au profit de chacun d'entre eux .
Misant sur l'intelligence et les capacités de Jean Moulin, le général de Gaulle le charge d'unifier les mouvements de résistance et tous leurs différents services (propagande, renseignements, sabotage, entraide) sur le territoire français et notamment le plus important mouvement Combat dirigé par Henri Frenay, afin d'en faire une armée secrète des forces françaises libres complètement placée sous ses ordres. Avec des ordres de mission, des moyens financiers et de communication radio directe avec le général de Gaulle à Londres, il est parachuté dans les Alpilles dans la nuit du 1er janvier 1942 à 15 km de Saint-Andiol qu'il rejoint à pied. Il prend le pseudonyme évocateur de Rex dans la Résistance. Le 27 novembre 1942 est créé le Comité de coordination de Zone Sud à Collonges-au-Mont-d'Or dans le but de coordonner avec la mouvance communiste les trois mouvements principaux de résistance de la zone libre. Jean Moulin et ses alliés communistes cherchent - non sans mal - à y être prépondérant sur les trois chefs Henri Frenay (Combat), Emmanuel d'Astier de La Vigerie (Libération-Sud) et Jean-Pierre Lévy (Franc-Tireur).
Il utilise ensuite ses dons artistiques pour sa couverture de marchand d'art et ouvre la galerie d'art « Romanin » - pseudonyme d'artiste de Jean Moulin - au 22 rue de France à Nice. En février 1943, il retourne rendre compte de sa mission à Londres avec le général Delestraint, le chef de l'Armée Secrète communément choisi par les mouvements de résistance et par le général de Gaulle pour uniquement diriger leurs actions militaires sous l'ordre direct de ce dernier. Ceux-ci considèrent alors la reconnaissance du général de Gaulle et de son délégué unique Jean Moulin en tant que chefs politiques de la Résistance comme étant uniquement politique et donc prématurée.
En février 1943, Jean Moulin retourne à Londres rendre compte de sa mission au général de Gaulle qui le décore de la Croix de la Libération et le nomme secrètement comme ministre membre du Comité national français et seul représentant de ce Comité en métropole.
Il retourne en France le 21 mars 1943, sous le pseudonyme de Max, chargé de créer le CNR (Conseil national de la Résistance), tâche complexe, car il reste toujours mal reconnu par les mouvements de résistance. La première réunion en séance plénière du CNR se tient à Paris, 48 rue du Four, le 27 mai 1943.
Il parvient non sans mal à se faire admettre en tant que chef du CNR qui réunit les chefs de tous les groupes de résistance française. Le CNR représente alors l'unité des forces militaires secrètes françaises reconstituées aux yeux des alliés et la légitimité de la France et du général de Gaulle comme seul chef de cette armée et chef politique de la France.
Il favorise avec les mouvements communistes la création du grand maquis du Vercors également controversé par les mouvements de résistance 3comme étant trop important et trop vulnérable pour entreprendre efficacement des actions de guérilla. Ce maquis sera effectivement détruit par les forces nazies dans des conditions sanglantes début 1944.
Il est arrêté à la suite d'une dénonciation supposée, ou d'une négligence de la part du résistant René Hardy, le 21 juin 1943 à Caluire-et-Cuire (Rhône), dans un pavillon de la banlieue de Lyon loué par le docteur Dugoujon, où se tenait une réunion avec les principaux chefs de la Résistance. Après avoir été identifié et interrogé par le chef de la Gestapo Klaus Barbie au Fort Montluc de Lyon, il est transféré à la Gestapo de Paris où il est torturé. Il meurt le 8 juillet 1943 aux environs de Metz, dans le train Paris-Berlin qui le conduisait en Allemagne pour être de nouveau interrogé.


Maison du docteur Dugoujon à LYON (69)




Décorations

• Chevalier de la Légion d'honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 17 octobre 1942 (sous le pseudonyme de caporal Mercier)
• La Médaille militaire
• Croix de guerre 1939-1945
• Chevalier du Mérite agricole
• Médaille commémorative de la guerre 1914-1918
• Médaille de l'Éducation Physique
• Médaille d'Honneur des Assurances sociales (ministère du Travail)
• Médaille de la Prévoyance Sociale
• Médaille de l'Assistance (ministère de la Santé publique)
• Chevalier de l'Ordre de la Couronne d'Italie (1926)
• Ordre de Jade (Chine, 1938)



FIN

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Jean Moulin héros de la Résistance

Message  admin piero le Jeu 10 Juin - 19:13


Caluire un mémorial
Jean-Moulin pour célébrer la Résistance





C'est le dernier endroit où il a vécu ses derniers instants d'homme libre. La pièce est exiguë. Le papier peint jauni. Pourtant, il n'est pas d'époque. Mais curieusement, les murs se livrent à ceux qui veulent bien les écouter. Des murs qui racontent l'un des épisodes les plus sombres de la Résistance. L'arrestation de Jean Moulin, le 21 juin 1943.



« Il est essentiel que les jeunes sachent ce qu'a fait la Résistance »

Jean-Marie Bockel, secrétaire d'État à la Défense et aux Anciens combattants se trouvait vendredi à Caluire, à côté de Lyon, pour annoncer l'ouverture d'un mémorial Jean-Moulin. Une haute bâtisse grisâtre attaquée par le lierre, propriété, à l'époque, du docteur Frédéric Dugoujon (1913-2004). C'est dans la salle d'attente du médecin que Klaus Barbie et la Gestapo ont débarqué pour interpeller le dirigeant du Conseil National de la Résistance. Jean Moulin décédera le 8 juillet 1943 dans le train qui le transférait à Berlin après plusieurs jours de torture. Après l'arrestation à Paris du général Delestraint, le chef de l'Armée secrète, Jean-Moulin, souhaitait au plus vite réorganiser la Résistance. La réunion de Caluire était une première étape.

Au terme de plusieurs années de procédures, le conseil général du Rhône, qui va engager un million d'euros pour ce mémorial, s'est finalement rendu propriétaire de la maison. L'aspect extérieur n'en sera pas modifié. Le projet s'attachera même à restituer l'aspect extérieur de la maison à l'époque de ces événements. Le sous-sol sera aménagé pour accueillir les visiteurs et évoquer la présentation des événements. Les niveaux supérieurs restitueront parfaitement la maison au moment des faits. Les meubles qui occupaient l'espace à l'époque retrouveront leur place.

Pour Jean-Marie Bockel, dont un oncle était prêtre résistant à Lyon, « cet épisode est un moment tragique et très important de notre Histoire, il est essentiel que les jeunes sachent ce qu'a fait la Résistance, qui étaient ses véritables héros », a indiqué le secrétaire d'État, ajoutant : « Il y a une dimension de grande émotion mais aussi de transmission de la mémoire ». Au-delà, ce mémorial, s'inscrira dans un Circuit de la Mémoire qui pourra notamment mettre en valeur le rôle de Lyon dans la Résistance.

Évoquant les nouvelles provocations d'un Jean-Marie Le Pen friand de détails, M. Bockel a dénoncé « ceux qui flirtent avec la réécriture de l'Histoire. Face à de tels propos scandaleux, il faut mettre en œuvre toute notre énergie pour que le message de l'Histoire soit transmis aux plus jeunes ».

Le mémorial devrait ouvrir ses portes au premier trimestre 2011.



Paru dans le Dauphiné de l'Isere du 29/03/2009

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